Ils sont quatre pays à disputer leur premier mondial, à l’occasion de cette 23ème édition de la Coupe du Monde de la FIFA. Parmi eux, le Cap-Vert.
Le football au Cap-Vert
Le Cap-Vert est un pays « archipel ». Au total, ce sont 10 îles qui font la nation capverdienne. Situé au large des côtes ouest-africaine, dans l’océan Atlantique, ce pays de 525 000 habitants est une ancienne colonie portugaise. Comme de nombreux pays africains, c’est dans les années 70 – plus précisément en 1975, un après la chute de la dictature portugaise du général Salazar – que le Cap-Vert obtient son indépendance. La capitale Praia se situe sur la côte sud de l’île de Santiago. Le Cap-Vert donne à voir des paysages magnifiques : eaux bleutées, plages de sable fin, végétation luxuriante et terres volcaniques. Une diversité qui caractérise ce pays lusophone.
Et le football capverdien dans tout ça ? C’est un football en constante progression depuis le début des années 2010 et les deux mandats de l’ex-sélectionneur Lucio Antunes (2010-2013 / 2016-2018). Avec des qualifications régulières en Coupe d’Afrique des Nations – et des beaux parcours jusqu’en quart de finale en 2013 et 2023 – « les requins bleus » émergent petit à petit comme l’une des nations qui comptent du « Continent ».
L’actuel sélectionneur Bubista, en poste depuis 2020, incarne la stabilité et la régularité des capverdiens. En effet, ce coach jouit depuis longtemps d’une réputation synonyme d’excellence et de leadership. Il est l’ancien capitaine de l’équipe nationale. Sous ses ordres, le parcours des « Tubarões azuis » (Requins bleus) dans les qualifications de la CAF pour la Coupe du Monde 2026 a ainsi été marqué par une grande régularité et un état d’esprit remarquable. La récompense : un parcours brillant ! Le bilan est de sept victoires, deux matches nuls et une seule défaite.
Quel style de jeu ?
Le Cap-Vert n’échappe pas vraiment au théorème des (dites) petites nations : bloc bas et jeu en transition. Bubista use tantôt du 4-4-2, du 4-2-3-1 ou du 4-3-3. Le football proposé par la sélection capverdienne, fait preuve de combativité et d’intelligence tactique. En effet, lors des rencontres de qualification, elle a fait preuve d’une grande solidité défensive, de beaucoup de discipline, d’une bonne capacité d’adaptation et d’une redoutable habileté en contre-attaque.
A l’occasion de ses matchs préparatoires pour le mondial, le Cap-Vert a enchainé deux victoires contre la Serbie et les Bermudes. Deux victoires sur le score de 3-0. Des résultats rassurants et qui confirment surtout la forme récente de cette sélection.
La victoire contre la Serbie est particulièrement intéressante et révélatrice du style de jeu des capverdiens. En effet, les hommes de Bubista aiment laisser volontairement, le ballon à leur adversaire. En revanche, les « Tubarões azuis » sont redoutables en phase offensive lorsqu’il s’agit de piquer leur adversaire en contre-attaque.
Dans ce mondial capverdien, il faudra suivre de près les performances de Wagner Pina (Trabzonspor) et Sidny Cabral (ex-Benfica / Trabzonspor), tous les deux âgés de 23 ans et tous les deux latéraux. Ils auront pour mission principale de contenir les ailiers adversaires mais surtout de jaillir en transition pour apporter le surnombre dans l’autre moitié de terrain.
Preuve de l’apport offensif de Cabral, cette saison, le jeune latéral a inscrit 6 buts et délivré 6 passes décisives en 23 matchs avec Benfica.

Les requins bleus prêts à mordre
Le Cap-Vert se trouve dans le groupe H avec l’Espagne, l’Uruguay et l’Arabie Saoudite. Si les hispanophones font figures de favoris, les capverdiens peuvent rêver d’une qualification.
Car il est fort probable que le Cap-Vert use d’une approche tactique défensive durant le mondial. Et fruit du hasard ou pas, les capverdiens seront opposés à des adversaires avec un pourcentage de possession très probablement supérieur. Sur le papier, c’est un plan idéal pour les « requins bleus ».
Enfin, s’il fallait donner un avis personnel sur cette sélection, je vous dirais de suivre le Cap-Vert avec attention ! Ils peuvent rêver d’un très beau parcours comme a pu le faire le Costa-Rica en 2014.
Pourtant rien ne sera facile. Leur tout premier match de Coupe du Monde les opposera à la « Roja ». Les capverdiens ont rendez-vous avec leur histoire le 15 juin. Reste à savoir quel sera le film de leur mondial. On leur souhaite un mondial digne du succès des « Dents de la mer » !
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