Un retour vers le passé ça vous tente ? Revenez avec nous en 2006, à l’occasion de la Coupe du Monde en Allemagne. Car il y a 20 ans, les jeunes phénomènes de l’époque, Lionel Messi et Cristiano Ronaldo, disputaient leur tout premier mondial.
Le contexte
En 2006, Jacques Chirac était le président de la République. Un kebab ne coûtait que 5 euros. Et Raymond Domenech était le sélectionneur de l’Équipe de France. Quand on se plonge dans le passé, on prend parfois davantage conscience de ce que l’on a perdu… ou gagner.
Mais l’année 2006, c’est aussi et surtout l’année de la 18ème Coupe du Monde de l’histoire. Une édition douloureuse pour nous, français, tant le dénouement a traumatisé plusieurs générations. Une histoire de coups de tête. Interprétée par le seul et unique ZZ. Un ballon frappé du haut du crâne, détourné par l’immense et écœurant Buffon. Puis un coup de casque appuyé, dans le thorax d’un italien aux propos mesquins. Une séance de tirs au but. Le numéro 20 de l’équipe de France qui voit son pénalty échouer sur la barre transversale. Tandis que les italiens, eux, font le cinq sur cinq. Alla fine del mondiale vince l’Italia.
Mais là n’est pas la question. En 2006, la planète foot assistait à l’éclosion des deux plus grands joueurs de l’ère moderne : Messi et Ronaldo.
Messi en 2006 : à la lueur du soleil
Le roman de Messi chez les pro débute le 16 octobre 2004. A partir de là, tout va très vite. Trop vite même. Un petit gabarit, une bouille inoffensive, les mèches sous le serre-tête et une conduite de balle dévastatrice. Une conduite de balle et un style qui ne sont pas sans rappeler, el pibe de oro, le bien nommé Diego Armando Maradona.
C’est alors qu’enthousiasme et excitation se confondent en comparaisons. Celles-ci fleurissent autant qu’elles n’enflamment. Et avec Messi, l’Argentine en est certaine, elle tient son nouveau diez.
Mais bien que le petit soit né à Rosario, il fait sa formation à la Masia, en Catalogne. Encore aujourd’hui, il n’a jamais joué pour un club argentin. Et au pays, en même temps que les espoirs se murmurent, les doutes naissent. Car oui, dans l’Argentine d’alors, le conservatisme des barras bravas (ultras argentins) au sujet des jeunes joueurs est tenace. Et voilà que vous avez un début d’histoire d’amour non pas contrastée mais au moins timide. Mais on vous épargne la rengaine suivante, selon laquelle, Messi, car moins charismatique et proche du peuple que son ainé Diego, peine à se faire aimer des siens.
Toujours est-il, que les années passant, le petit Leo, continue de grandir sur le terrain, malgré son désormais cultissime petit mètre 69. Avec le FC Barcelone, il s’impose comme un joueur important de la rotation. Lors de l’exercice 2005-2006, il dispute près de 1 500 minutes en club, pour 8 buts et 5 passes décisives. Alors quand sonne la fin de saison, après le deuxième titre de champions d’Espagne d’affilée pour les catalans, Leo sait qu’il a marqué des points. A 19 ans, son destin peut basculer. Et s’il disputait la Coupe du Monde 2006 avec l’Albiceleste ? Après plusieurs dring dring et quelques mots échangés avec José Peckerman, le sélectionneur argentin de l’époque, le crack exulte. Il obtient bel et bien son ticket pour intégrer la sélection argentine. Il disputera le 18ème mondial de l’histoire, en Allemagne.
En phase de groupe les bleus et blancs affrontent la Côte d’Ivoire, la Serbie-et-Monténégro (et oui, beaucoup de choses ont changé depuis 20 ans sur l’échiquier géopolitique) et les Pays-Bas. Messi lui, joue quelques minutes et se montre même décisif à deux reprises dans la victoire des siens, contre la sélection des Balkans. Direction les huitièmes de finale, contre le Mexique. Un match qui se décidera en prolongations, et qui verra le numéro 19, entrer en jeu. Le quart de finale se joue contre le pays hôte. Un match qui s’achèvera sur une défaite aux tirs au but. Ce soir là, le natif de Rosario cire le banc. Un premier mondial qui se conclue donc par la petite porte.
Et avec le recul, on a envie de prévenir le petit Leo. Juste pour lui dire que cette même Mannschaft sera à l’origine de ses deux futures désillusions avec l’Argentine en Coupe du Monde.
Mais peu importe ! Car Messi n’a pas eu besoin de la Coupe du Monde pour écrire sa légende. En revanche, elle l’a déifié. Car Messi rejoindra la terre qui lui était promise, à l’occasion de sa victoire lors du mondial qatari de 2022.
Ronaldo en 2006 : le playboy devient starboy
Au milieu des années 2000, le Portugal le sait. Le règne du roi Figo arrive à son terme. Le capitaine portugais prendra d’ailleurs sa retraite internationale à l’issue du mondial allemand. Mais heureuse est la nation lusitanienne ! Elle n’a pas besoin de chercher un héritier. Il est déjà là. Son nom : Cristiano Ronaldo.
Pour continuer notre voyage dans le temps, fermez les yeux. Les images viendront d’elles-mêmes ! Les cheveux plein de gel, le maillot rouge manches longues des Reds Devils sur les épaules et les Nike Mercurial Vapor III aux pieds. C’est globalement le portrait du playboy Ronaldo. Nostalgie quand tu nous tiens.
Et en 2006 le catalogue de CR7 est déjà bien fourni. A 21 ans, le portugais vient de sortir une saison monumentale avec Manchester United ! 34 matchs pour 17 buts et 15 passes décisives. A cette époque, Ronaldo est encore cet ailier gauche dribbleur et provocateur. Sa mue en infatigable buteur interviendra la saison suivante avec 31 buts en 34 matchs de Premier League.
C’est donc en joueur déjà confirmé que CR7 se rend à la Coupe du Monde 2006. Un starboy quoi. Et chez nos voisins les germains, il assume son statut de future grande star. Tout se passe pour le mieux lors des matchs de poule et du huitième de finale.
En quart de finale, les portugais s’offrent un choc contre les anglais. L’occasion pour Ronaldo de retrouver bon nombre de ses coéquipiers de club. Dans ce match, l’ambiance est électrique. Si bien qu’au cours de ce soir de juillet, Gelsenkirchen assiste au moment où Ronaldo a fait expulsé Ronney. Sur un fait de jeu, impliquant un entrejambe, Ronaldo s’empresse de dénoncer l’incident auprès de l’arbitre argentin Horacio Elizondo. Le sifflet retentit. Le souffle du stade est suspendu. Et la sanction tombe. Wayne Ronney écope d’un carton rouge (62ème). Le Portugal est donc en supériorité numérique et pousse pour marquer, sans y parvenir. C’est l’heure des prolongations. Le match s’éternise. C’est finalement la séance de pénaltys qui départagera les deux pays. Cinquième et dernier tireur, Cristiano convertit son geste et envoie le Portugal dans le dernier carré. Il laisse sa joie l’envahir.
Tandis que le joyau portugais bondit de plaisir, le coach de United, Sir Alex Ferguson, sait qu’il devra jouer le conciliateur d’ici quelques semaines. Mais fini le bourbier anglais, place à la demi-finale contre la France. Malheureusement pour les lusitaniens, la France s’impose (0-1), grâce notamment à un pénalty de ZZ. Le Portugal finira quatrième du mondial après s’être incliné en petite-finale contre l’Allemagne (3-1). Une grosse déception pour la Seleçao et le mancunien. Cependant, aucunes des larmes versées ce soir-là, n’avaient le sel du désespoir, ni le goût du traumatisme vécu en 2004, après avoir perdu la finale de SON Euro contre la Grèce.
Et là aussi, murmurons quelques mots à l’oreille du portugais. « Cris… Tu sais que cette demi-finale de Coupe du Monde est toujours la seule que tu as disputé. Même 20 ans après. » C’est précisément cette statistique qui doit conduire le capitaine et meilleur buteur de l’histoire de la Seleçao à fédérer son groupe autour de son ultime quête. Car, contrairement à son son rival de toujours, un trophée mondial se fait toujours désirer. Pour le natif de Madère, ce mondial 2026 est la Der des Ders.
Retour vers le présent
Allez. Il est l’heure de revenir en 2026. Et ne tardez pas trop ! En tout cas, Messi n’a pas attendu la publication de cet article pour claquer un énorme triplé pour son entrée dans la compétition. Avec deux frappes lointaines dont lui seul a le secret et un but de renard des surfaces contre une équipe d’Algérie complètement dépassée, Messi nous rappelle qu’il ne faut jamais oublier de glorifier le plus grand joueur de l’histoire. A 38 ans et deux décennies après son premier mondial, l’argentin semble encore en jambes. Il vient d’ailleurs d’ajouter une ligne (temporaire ?) à son palmarès : il est désormais le meilleur buteur de l’histoire en Coupe du Monde (16 buts).
Quant à Ronaldo, cette première journée de Coupe du Monde est bien moins convaincante. Autant sur le plan individuel que collectif. La Seleçao n’a pas fait mieux qu’un match nul (1-1) contre la République Démocratique du Congo. Durant ce match, le roi du Portugal n’a pas livré une performance digne de satisfaire ses sujets. Au contraire, il a vampirisé le jeu offensif en plus de s’être montré maladroit. A lui de faire plus et mieux pour rêver de titre mondial !
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FAQ sur le joueur
- Où est né Cristiano Ronaldo ?
Cristiano Ronaldo est originaire de Funchal. Nationalité(s) sportive(s) : Portugal. - Quel âge a Cristiano Ronaldo ?
Cristiano Ronaldo a 41 ans. Sa date de naissance est le 1985-02-05. - À quel poste joue Cristiano Ronaldo ?
Cristiano Ronaldo évolue principalement comme Avant-centre. - Dans quel club de foot joue Cristiano Ronaldo ?
Cristiano Ronaldo joue actuellement au Al-Nassr FC. - Où est né Lionel Messi ?
Lionel Messi est originaire de Rosario. Nationalité(s) sportive(s) : Argentine, Espagne. - Quel âge a Lionel Messi ?
Lionel Messi a 38 ans. Sa date de naissance est le 1987-06-24. - À quel poste joue Lionel Messi ?
Lionel Messi évolue principalement comme Ailier droit. - Dans quel club de foot joue Lionel Messi ?
Lionel Messi joue actuellement au Inter Miami CF.
